|
L’ECAC
: de la gloire à la chute
Yves TAINTURIER
Journal
de la Haute Marne
Publié le 19
septembre 2001
C’est
en 1957 qu’est née l’ECAC
(Entente Chaumontaise Athletic
Cheminots) football. Son “père”
fondateur ? Marcel Baron, un
président comme on en vit peu
dans le monde associatif.
Le
bébé se porte plutôt bien
et grandit rapidement passant
de la
Promotion-Aube-Haute-Marne à
la CFA, lors de la saison
1960-61.
Les résultats et le jeu de
l’ECAC semblent plaire aux
Chaumontais qui se déplacent
en masse pour encourager leurs
favoris. Avec Pierre Flamion
à la tête de l’équipe,
l’ECAC est régulièrement
dans le trio de tête de la
CFA.
L’ECAC
en Deuxième division !
Le
jour de gloire arrive lors de
la saison 1966-67 avec la
première participation au
Championnat de France
professionnel de Deuxième
Division ! Les Blanchard,
Natouri, Skormk, Pratajack,
Landu signent à l’ECAC qui
éprouve quelques difficultés
malgré des succès éclatants
contre Grenoble, Metz, Toulon
et Bastia.
Pierre
Flamion quitte le club, Paul
Levin prend donc les rênes de
l’équipe en 1968-69. Triste
saison puisque le groupement
fait disparaître l’ECAC de
la scène professionnelle.
Qu’importe, l’équipe est
prête à rebondir dans le
nouveau Championnat National
et, dès la saison 1970-71,
les hommes de “Wica”
terminent 2ème, derrière
Lille.
Michel
Platini à Chaumont
La
saison suivante Guy Nungesser
arrive pour épauler “Wica”.
Le duo d’entraîneurs et ses
hommes vont alors connaître
un grand moment, lors de la
saison 1974-75, avec la venue
de Nancy, le leader du moment
qui, avec un certain Michel
Platini, bat les Chaumontais
au stade Georges-Dodin
3-0 devant 4
000 spectateurs !
Toujours
avec Marcel Baron comme président,
mais avec un nouvel entraîneur,
Daniel Fromholtz, l’ECAC a
droit aux honneurs du journal
“L’équipe” qui titre
“La tornade blanche” pour
qualifier l’ECAC qui
obtient, lors de la saison
1978-79, une série de
15 matches sans défaite !
Mais,
après neuf ans parmi l’élite
de la D2, l’ECAC termine 18ème
et descend en 3ème Division.
Triste saison 1979-80...
Des
années mouvementées
La
vie de l’ECAC devient alors
particulièrement agitée,
avec des hauts et des bas. La
présidence change plusieurs
fois de mains, Pierre Flamion
revient comme entraîneur,
l’ECAC remporte le titre du
Groupe Est et accède à la 2ème
division. Ce retour sur le
devant de la scène est de
courte durée puisqu’en 1986
l’ECAC termine 17ème et
descend en DIII. Un nouveau
changement de président,
l’arrivée de Moussa Bezaz
comme entraîneur, l’ECAC
veut, une nouvelle fois,
rebondir. Il n’en sera rien
et, le 4 octobre 1991, c’est
la liquidation judiciaire de
l’ECAC et la naissance du
Chaumont FC.
Trente
quatre ans d’existence qui
disparaissent, mais qui
restent et resteront encore
longtemps dans toutes les mémoires.
Depuis, le football à
Chaumont a, en effet, bien du
mal à retrouver ses lettres
de noblesse. Nostalgie quand
tu nous tiens...
Yves
Tainturier
Le
CFC souffle ses dix bougies
Yves TAINTURIER
Journal
de la Haute Marne
Publié le 04
octobre 2001
 |
| L’ex-Auxerrois
Stéphane Mazzolini,
arrivé à Chaumont en
1998, est le joueur
emblématique d’un
club encore tout
jeune. |
Le
4 octobre 1991, l’ECAC
Football, qui évoluait en
Deuxième Division
professionnelle, est victime
d’une liquidation judiciaire
et disparait, laissant la
place à un nouveau club, le
Chaumont FC.
Le
football de haut niveau, ce
n’est pas pour tout de
suite, en effet, le CFC est
autorisé à repartir en
Division d’Honneur de la
Ligue de Champagne-Ardenne
pour la saison 1991/1992.
Comme souvent quand le bateau
coule, les marins quittent le
navire et, malgré le départ
de nombreux joueurs, le
Chaumont FC, sous la conduite
de Guy Nungesser puis de
Bernard Chaffaut, réussit à
se maintenir en terminant à
la 8ème place. C’est une
première victoire pour les
dirigeants et un joli pied de
nez pour tous ceux qui
pensaient que le nouveau club
ne tiendrait pas la route !
Le
CFC monte en Nationale 3
Régulièrement
dans le haut du classement de
la Division d’Honneur, le
CFC termine premier lors de la
saison 1995/1996 et accède au
Championnat de Nationale 3.
Après seulement quatre années
d’existence, le Chaumont FC
retrouve donc le niveau
national, une bien belle récompense
pour tous les joueurs et les
dirigeants du club qui récoltent
là le bénéfice de leurs
efforts. Pour la première
saison, le CFC termine à la 9ème
place.
Un
Auxerrois à Chaumont !
La
Fédération Française de
Football change les
appellations des Divisions et
le CFC évolue, à partir de
1997, dans le Championnat de
France Amateur 2. Pour la
première fois, le Chaumont FC
souffre en championnat et se
classe à une peu glorieuse 11ème
place au terme de la saison
1997/1998.
Le
premier “gros coup” du
CFC, Jean-Pierre Delamarre, le
Président, et les dirigeants,
vont le réussir dans les
coulisses, en 1998, en faisant
signer l’Auxerrois Stéphane
Mazzolini, l’homme au 128
matches en Division 1 avec
l’AJA, sans compter ses
nombreuses rencontres
de Coupe d’Europe !
Sur
le terrain, la bande au
toujours fidèle Bernard
Chaffaut, aidé de Daniel
Fromholtz, aligne la bagatelle
de treize matches sans défaite
et une qualification pour les
32èmes de finale de la Coupe
de France, contre Sedan, qui
accèdera à la Division 1 et
à la finale de la Coupe !
Battu 3-0, le CFC a du mal à
retrouver la motivation en
championnat. Premier à
l’issu des matches aller, le
CFC termine, en effet, 6ème
de la saison 1998/1999.
L’année suivante ne sera guère
meilleure, les Chaumontais
alternant le bon et le moins
bon. Eprouvant les pires
difficultés à la maison
devant un public nostalgique
de la belle époque et peu clément
avec les joueurs, le CFC
boucle la saison en 9ème
position.
Tout
près de la montée
Si
Bernard Chaffaut est toujours
là, c’est Daniel Fromholtz,
son fidèle bras droit, qui
prend les rênes de l’équipe
première pour la saison
2000/2001. Le duo fonctionne
bien et le CFC va réaliser sa
meilleure saison depuis son
retour au niveau national.
Tout le championnat dans la
course à la montée, les
Chaumontais voient leurs
espoirs d’accession
s’envoler à deux journées
de la fin et terminent
finalement à la 5ème place.
Aujourd’hui,
le club souffle ses dix
bougies, en espérant qu’il
y en ait beaucoup d’autres.
Bon anniversaire !
Yves
Tainturier |